16 mai 2008
Les Editions L'Escarbille à la médiathèque ce soir...
Double plaisir ce soir : le club lecture de la médiathèque organise une rencontre avec les Editions nantaises L'Escarbille et à cette occasion, je vais (enfin!) rencontrer Anne. J'avoue que j'appréhende un peu, ce sera la première fois que je rencontre l'un(e) d'entre vous !! Je suis sûre que cela va être un super moment. En plus, Anne est une "chef" : elle a aussi annoncé cette soirée sur son blog. Merci, Anne !!
13 mai 2008
je ne suis pas très loin mais...
...mais je suis débordée !! Je n'ai pas trop le temps de poster des billets en ce moment mais je continue mes lectures.
Bref résumé :
Le Ventre de l'Atlantique de Fatou Diome : Sallie a quitté le Sénégal pour la France où elle s'est installée à Strasbourg. Elle a laissé au pays sa grand mère et son jeune frère. Ce dernier rêve de rejoindre à son tour la France et ambitionne de devenir un grand footballeur, comme son idole, Maldini, dont il suit les rencontres sportives sur la seule télé (capricieuse) du village. Face à l'enthousiasme et l'impatience de Madické, l'idée qu'il se fait de la France, Sallie tente de lui faire comprendre quelle est la dure réalité des jeunes africains immigrés.
Malgré quelques longueurs (notamment "footballistiques"), ce roman est à découvrir pour la plume de cette jeune auteure, pour la vision qu'elle apporte sur la situation et l'attente des personnes restées au pays et la solitude et les doutes de ceux qui en sont partis.
Les yeux jaunes du crocodiles / Katherine Pancol : Joséphine vit dans la banlieue parisienne, entourée de ses 2 filles, Hortense et Zoé. Chercheuse au CNRS, spécialisée sur l'histoire du Moyen-Age, son mari Antoine vient de la quitter. Joséphine se sent moche, abandonnée, demande comment elle va faire pour gérer sa vie et comment surtout elle va la financer. Iris, sa soeur aînée, vit au coeur de Paris, elle a épousé un brillant avocat en droit international, vit dans le luxe et la paresse mais s'ennuie ferme. Rêvant de devenir quelqu'un apprécié pour ses qualités et non pas en tant que femme de.., elle décide de proposer un marché à sa soeur : Joséphine va écrire un roman historique pour le compte d'Iris qui lui reversera l'ensemble des gains. A l'une, de quoi vivre confortablement et régler (enfin) les dettes de son ex-mari, à l'autre, la gloire et la lumière. Autour d'elles gravitent maris, enfants, parents, amis : chacun avec ses angoisses, ses secrets et ses espoirs.
Voilà un roman saga : chroniques familiales avec la mère exécrable; deux soeurs, l'une fourbe, l'autre naïve; le mari, lâche et complétement largué; la fille adolescente rebelle; la bonne copine toujours là quand il faut mais traînant un lourd secret. Bref, une galerie de personnages haut en couleurs dont on suit les péripéties quotidiennes. Un roman "détente", certes une lecture agréable, mais dont j'ai trouvé les ficelles un peu grosses au fur et à mesure que j'avançais ma lecture.
02 mai 2008
Mon premier swap littérature jeunesse
Ayé !! J'ai reçu mon premier colis swap en participant à celui organisé par Gawou et Mélanie.
Grand merci à ma swappeuse Lujéna qui m'a vraiment gâtée ! Malheureusement, j'ai égaré mon appareil photo et je ne peux pas vous montrer ce superbe colis. En tout cas, je suis ravie. Lujéna a fait de très bons choix. Je vais (enfin) découvrir Mourlevat, dont j'entends le plus grand bien avec les 2 volumes de " La Rivière à l'Envers" et me (re)mettre au fourneau avec ma "grande" de 5 ans grâce à un superbe livre de cuisine sympa et très coloré. Lujéna a bien compris que j'étais plutôt gourmande et à rajouter de petites "gourmandises" qu'elle a confectionné elle-même !...
Encore un grand merci à Lujéna, ainsi qu'à Gawou et Mélanie pour l'organisation de ce swap !! Mon colis est parti mercredi chez ma swappée. J'espère qu'il arrivera vite et qu'il lui plaira.
24 avril 2008
Mercedes / Florence Bernheim
Premier roman pour cette auteure éditée à L'Escarbille, maison d'édition nantaise et associative.
A travers ce court roman, on découvre Mercedes, jeune femme mariée, chômeuse depuis peu et qui tente d'écrire son premier roman. Mais la vie n'est pas simple : sa voisine du dessus fraîchement emménagée, décide de se lancer dans des travaux jusqu'à pas d'heure et sa voisine d'en dessous, une mamie oubliée des siens, lui demande son aide. Son roman est donc loin de voir le jour. Mercedes vit avec Vincent, un moniteur d'auto école, sympa mais taciturne et peu bavard. Bref, sa vie tourne autour de ce petit monde. A celà s'ajoute une enfance tumultueuse entre une mère dépressive, un père alcoolique et un frangin qui passe une partie du temps en prison.
Beaucoup d'élements dans ce roman qui aurait pu être pertinent mais malgré un début prometteur (les errances et les questionnements d'une jeune femme), je me suis lassée bien vite. Aucun lien entre les différents évènements, des pistes lancées : la question de l'enfance, l'égarement de l'écrivain, la solitude mais survolées ou vite oubliées. Comme si l'auteur n'avait pas vraiment su lesquelles réellement creusées. Dommage !
Mercedes / Florence Bernheim. L'EScarbille, 2001.
22 avril 2008
No et moi / Delphine de Vigan
Lou, 13 ans, est déjà au lycée. Adolescente surdouée et effacée, elle vit seule avec ses parents dans le silence d'un drame qui a fait éclater le cocon familial. Sa petite soeur Taîs est morte bébé et sa mère vit recluse dans sa douleur. Tout bascule le jour où Lou rencontre No, une jeune SDF, qu'elle décide d'interviewer pour un exposé. Les deux jeunes filles vont doucement s'apprivoiser, Lou va découvrir un monde inconnu, celui de la rue, de la survie, à 2 pas de chez elle. Elle décide de faire quelque chose et convainc ses parents d'accueillir No chez elle. Au début, tout va pour le mieux : Nolwenn (No) retrouve un rythme de vie, un travail, sa présence ramène peu à peu la mère de Lou à la vie. Mais, bien vite, la jeune femme s'efface à nouveau, sombre dans l'alcool...
Curieuse de découvrir ce roman apprécié de beaucoup, mon avis est plutôt mitigé. Une ado qui vient en aide à cette jeune SDF si facilement me paraît peu crédible et assez simplifié. Cela me semble plutôt un joli conte bien amené mais finalement, j'aurais aimé quelque chose de plus "creusé".
No et moi / Delphine de Vigan. Lattès, 2007.
18 avril 2008
Basile et Massue / Arnaud Le Gouëfflec

Basile et Massue vivent à Brest. Compagnons inséparables, ils ont installé leurs quartiers dans le bar de Bison et Fernande, Le National, où ils vident verres sur verres en compagnie de Mireille, Firmin et d'autres buveurs invétérés. Noyer sa solitude et son mal-être dans l'alcool, s'enivrer jusqu'à s'oublier : voilà leur quotidien. Jusqu'au jour où Basile et Massue croisent Jussieu. Massue, si sûr de lui, devient blême et cherche à tout prix à éviter cet homme qui les suit de loin. Quel secret se cache derrière ces deux hommes ? Basile s'interroge et sent bien que son compagnon change. Rien ne va plus au National, la douce et belle Fernande devient l'ombre d'elle même et Bison vide encore plus vite les bouteilles du bar.
J'ai beaucoup aimé ! Les personnages, englués dans leur solitude et leur "non-vie", l'ambiance pesante mais à la fois attirante, la ville de Brest omniprésente, le déroulement de cette histoire racontée par Basile. C'est particulier : on peut être vite "saoulé" par ces histoires d'ivrognes mais j'y ai trouvé une vraie humanité.
Basile et Massue / Arnaud Le Gouëfflec - L'Escarbille, 2004
Le club lecture de la médiathèque reçoit les éditions nantaises L'Escarbille au mois de mai. Leur originalité : ne publier que des premiers romans. Je découvre actuellement leur catalogue. A très vite donc avec d'autres titres de cette maison.
14 avril 2008
La Rencontre : l'histoire véridique de Ben MacDonald / Allan W. Eckert
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J'avais noté ce livre dans ma LAL après avoir lu quelques bonnes critiques, en me disant qu'une fois encore, ce titre risquait d'attendre avant de se retrouver sur ma table de chevet. Et bien non, jeudi soir, un lecteur l'a retourné à la bibliothèque alors que j'étais là en me disant avoir vraiment passé un bon moment. A la veille de mes congés, je l'ai donc rajouté à la pile qui attendait son "transfert" vers la maison.
Cette histoire se déroule dans les plaines canadiennes, près de Winnipeg, en 1870. Les MacDonald ont installé leur ferme isolée au sein de ces prairies sans limite, entourées de marécages. Le plus jeune de leurs fils, Ben, 6 ans, s'intéresse beaucoup à la nature et aux animaux qui l'entourent. Très solitaire, peu bavard, ce petit garçon préfère la compagnie des poules, souris, oiseaux à celle de sa propre famille. Il imite à la perfection leurs cris, leurs gestes au plus grand découragement de ses parents qui se demandent bien comment l'intéresser à autre chose. Un matin, alors qu'il suit une poule sauvage, Ben s'éloigne plus que de coutume de la ferme de ses parents. Il prend plaisir à observer chaque animal croisé près des étangs où ses pas l'ont mené. Mais, alors que l'orage approche, le jeune garçon ne retrouve plus son chemin. Pris de panique, sous la tempête, il trouve refuge dans un terrier. Après quelques heures de sommeil agité, affamé et paniqué, il se retrouve alors en tête à tête avec la propriétaire des lieux : une mère blaireau, croisée quelques jours plus tôt, qui vient de perdre ses petits. C'est alors le début d'une histoire à 2, du lien qui se crée entre cet animal sauvage et ce petit bonhomme de 6 ans. Attachement si fort que la mère blaireau, pourtant méfiante et craintive, ira jusqu'à rejoindre Ben dans la ferme familiale après avoir été retrouvé par son frère, au bout de 6 semaines de recherche intensive.
J'ai été embarquée par l'histoire de ce petit Ben et la relation menée avec ce blaireau. Finalement, ce petit garçon retrouvera goût à communiquer avec les autres après cette rencontre et cette expérience extraordinaire. Le final du roman est très réussi, émouvant et tragique à la fois. C'est aussi un véritable roman "naturaliste" qui permettra aux plus jeunes de découvrir la terrible loi de la nature (même dans ce qu'elle a de pire).
La Rencontre : l'histoire véridique de Ben MacDonald / Allan W. Eckert - Le Livre de poche jeunesse, 2003. A partir de 11-12 ans.
07 avril 2008
Un Ciel Radieux / Jiro Taniguchi

Jiro Taniguchi est un de mes auteurs préférés. Je l'ai découvert avec "Quartier lointain" et j'ai poursuivi les lectures de ses différents mangas avec toujours beaucoup de plaisir. "Ciel Radieux" reprend les thèmes chers à l'auteur : nostalgie du passé, amour filial, quête de soi dans une histoire empreinte de fantastique.
Tout commence une nuit d'été, à Tokyo, quand un jeune motard et le conducteur d'une fourgonnette sont grièvement blessés après un terrible accident. Ils sont transportés d'urgence à l'hôpital où les rejoignent leurs familles. Takuya Onodéra est le plus mal au point mais après quelques jours de coma, il revient soudain à lui, au moment même où le conducteur de la camionnette, Kazuhiro Kubota décède. A la stupéfaction générale, Takuya reprend très vite des forces mais il ne reconnait pas les siens car en fait, c'est Kazuhiro qui se réveille dans le corps de l'adolescent. ll comprend alors qu'une chance lui est donnée de faire savoir à sa femme et à sa fille tout l'amour qu'il leur porte, avant de partir définitivement et de rendre à Takuya l'usage de son corps.
Une nouvelle fois, j'ai été touchée par l'histoire de ce père de famille bourré de remords et de regrets. A force de travailler jour et nuit, il en a oublié les siens et a perdu la santé. Taniguchi met en avant les dérives de cette société japonaise, obsédée par toujours plus de profits et de rentabilité. Toutefois, je reste un peu sur ma faim. Je n'ai pas retrouvé l'originalité et le petit plus qui m'avaient fait adorer "quartier lointain". J'ai trouvé les planches trop répétitives, l'histoire piétinant un peu malgré une fin très réussie. En tout cas, voilà un auteur que je vous recommande vivement, surtout pour "quartier lointain" (là, je crois que tout le monde a compris !!" et "le journal de mon père".
Un Ciel radieux / Jiro Taniguchi. Casterman, 2006.
04 avril 2008
Printemps des Poètes...
Voilà, c'est parti...
Marque pages poétiques, café-concert, lectures, arbres à poèmes, concours de poésie : 15 jours autour de l'Eloge de l'Autre, en poésie à la médiathèque....
03 avril 2008
Le petit prince cannibale / Françoise Lefèvre

Suite aux billets enthousiastes d'Anne et de Florinette, j'ai découvert à mon tour Françoise Lefèvre avec ce court roman. L'histoire est bouleversante. A la fois mère et écrivain, la narratrice est tiraillée entre l'amour et le temps que demande son fils autiste et le roman en gestation qu'elle n'en finit pas d'écrire. Il s'agit du destin tragique de Blanche, chanteuse classique en pleine gloire mais ravagée, rongée par un cancer de la peau terrifiant. Cette jeune mère ne peut se plonger dans l'histoire de cette cantatrice que quelques instants avant que la réalité du quotidien la rattrape. Son fils, Jean, ne lui laisse aucun répit. Et cette mère lutte, seule et acharnée, contre son handicap. A force d'amour et de patience, elle espère sortir son fils de cette "bulle" où il se renferme, même si elle doit y laisser toutes ces forces. De petites victoires en régressions, ces journées sont rythmées par les progrès et les "crises" de son fils.
Ce roman est remarquable. C'est un véritable cri d'amour d'une mère, qui s'oublie complètement pour "sauver" son fils. Elle seule peut savoir à travers les yeux de son enfant ce qu'il attend, ce qu'il peut accepter, ce qu'il peut partager. Inspirée par sa propre histoire, Françoise Lefèvre nous offre là une part de son intimité. J'ai été happée littéralement par la force de son écriture.
Le Petit Prince cannibale / Françoise Lefèvre. Actes Sud, 1990.
L'Avis de Sylire









