13 novembre 2009
Cougar corridor / Florian Rochat
L'histoire se situe dans la superbe région du Montana aux USA. Ce cadre naturel extraordinaire attire de plus en plus de cadres aisés qui cherchent à y installer leur famille dans de "petites" résidences privées. Peu à peu, la nature cède le pas face à un développement immobilier non contrôlé. Le cougar appelé « lion des montagnes » voit son espace vital se réduire considérablement malgré l'aide de Mickaël, Julie, et l'association « Western Corridor » qui mène un projet pour les sauvegarder. Projet qui ne peut exister que si le complexe de « Green village » est abandonné par son promoteur. Alors quand le jeune Phil est attaqué et tué dans la cour de sa maison, le ton est vif entre les défenseurs de cet animal superbe et les habitants.
Roman sympathique et très documenté qui nous apprend beaucoup sur le cougar de la région du Montana. Mais ce n'est pas réellement un roman policier pour moi. Pas de suspens, pas d'enquête véritable, un scénario un peu (beaucoup) « tiré par les cheveux ».
Cougar corridor / Florian Rochat. Editions Le Passage, 2009.
10 novembre 2009
Karitas, sans titre / Kristin Marja Baldursdottir
1915. Karitas est enfant quand sa mère décide de quitter sa région natale à l'ouest de l'Islande afin d'offrir aux aînés des études et un avenir. La famille se retrouve alors dans les fjords du Nord à saler à mains nus du hareng. Mais alors que ses frères et soeurs vont peu à peu quitter la maison pour poursuivre leurs études, Karitas, elle, reste au service de propriétaires comme lingère. Jusqu'à sa rencontre avec Madame Eugénia qui révèle les talents de Karitas pour le dessin. Avec l'accord de la mère de Karitas, elle décide de lui payer elle-même 5 ans d'étude à l'Académie des Beaux-Arts de Copenhague.
En 1923, Karitas est de retour. Madame Eugénia a peu à peu oublié sa promesse et Karitas n'a plus un sou pour monter l'exposition qu'elle envisageait à la fin de ses études. Pour la mener à bien, elle décide de revenir en Islande pour la saison des harengs. Mais alors qu'elle ne pense qu'à son art, elle va faire connaissance du plus bel homme d'Islande : Sigmar, le marin pêcheur, celui qui deviendra le père de ses enfants.
C'est une amie qui m'a vivement conseillée ce roman mais j'avoue que j'ai eu quelques difficultés à venir à bout des 508 pages de ce livre. J'ai aimé la beauté des paysages de fjords islandais décrits avec poésie, j'ai aimé le quotidien évoqué de ces femmes de marins éloignées de tout. Mais, je n'ai pas compris l'histoire personnelle de Karitas, la faiblesse de cette femme devant sa destinée, la lenteur des évènements qui semblent eux aussi noyés sous la neige. Je n'ai pas été emportée par les personnages de cette histoire, dommage !!
Karitas, sans titre / Kristin Marja Baldursdottir. Gaia, 2008
07 novembre 2009
Fakirs / Antonin Varenne
Il existe au Quai des Orfèvres un service chargé des Suicides. Celui du Lieutenant Guérin, et de son adjoint Lambert, abandonnés au sous-sol et raillés par leurs collègues policier. Malgré l'affaire Kowalski qui l'a conduit au « placard » des suicidés, Guérin accepte une nouvelle mission et passe des heures aux archives pour élucider sa Grande Théorie. Il semble qu'un trio (deux hommes et une femme) soit à l'origine de plusieurs suicides, devenus du coup, suspects mais aucune preuve, aucun indice ne viennent appuyer la thèse du Lieutenant. Seul, à la limite de la folie, il est appelé sur le cas d'un suicide particulier : celui d'un fakir américain, Alan Mustgrave. Il fait alors connaissance d'un de ses amis, John Nichols, un franco-américain, qui a quitté son tipi installé dans une forêt du Lot pour Paris afin de comprendre le geste d'Alan.
« Tout se délitait, les éléments s'atomisaient. L'imperméable jaune avait grandi, ou bien Guérin s'était tassé sur lui-même. Churchill boudait, la dépression le rongeait. Son appartement était devenu un mausolée à la mémoire de sa mère, gardé par un perroquet neurasthénique. Plus de colère, plus de ricanements, le silence. Guérin avait perdu le fil. Ne restait qu'une simple parenté entre sa condition et celle du monde : un chaos sans complot, une masse complexe oscillant entre l'auto-organisation hasardeuse et la désintégration anarchique. Finalement, dans un tel merdier, tout pouvait faire sens. Croire suffisait à donner forme aux illusions. Mais la foi devait se partager. Dehors, on tuait avec méthode, trois fous peut-être. Personne ne l'aiderait à les trouver »
J'ai aimé ce roman policier très, très noir. Un scénario plutôt simple mais des personnages complexes et torturés à souhait, une atmosphère tendue, un décor original entre un Paris sombre et nocturne et une vallée du Lot douce et ensoleillée.
Fakirs / Antonin Varenne, Viviane Hamy, 2009.
04 novembre 2009
La Perrita / Isabelle Condou
Elles sont deux femmes à attendre avec impatience et angoisse l'arrivée d'une même jeune femme qui représente tout pour elles. Ernestina attend sa Rosa depuis 18 ans, depuis que son fils, Juan, et sa belle-fille enceinte ont disparus pendant la dictature en Argentine. Violetta attend sa fille "adoptive", Malvina, celle qu'elle a élevée grâce à son mari militaire et malgré les regards sans appel de son propre père.
On côtoie tour à tour ces deux femmes, leur douleur, leurs regrets, leurs luttes aussi contre elles-mêmes ou contre les autres. A travers leurs mots et leurs désespoirs, j'ai découvert toute l'horreur que la dictature en Argentine a pu faire subir aux femmes, des deux côtés de la barrière. Même si parfois j'aurai bien giflé Violetta devant son absence de réaction, devant son refus d'accepter la vérité malgré le malaise sous-jacent qu'elle vit au quotidien.
"Ernestina arracha le foulard qui l'étouffait. Chez elle, la poussière tapissait désormais les meubles des fois que parmi les grains se soit déposée une cendre de Juan. Parfois, ces derniers temps, Ernestina avait regardé les étals de crabes et de poissons en se demandant si leur chair ne s'était pas nourrie de celle de son fils. Quand avait-elle su, au fond, qu'il était mort? Depuis que les murmures s'étaient changés en témoignages? Depuis que les détails de l'abattage monstrueux tapissaient les journaux qui avaient retrouvé la parole? Non. Juan était mort la nuit où elle avait cessé de guetter un bruit de serrure à la porte, le jour où elle n'avait pas couru décrocher le téléphone, le matin où elle était sortie en éteignant la cafetière (...). Bien sûr que Juan était mort, à présente lle se l'avouait, seulement là-bas le corbillard s'éloignait tandis qu'elle ne pouvait pas le suivre. Elle pouvait bien lever la tête, on ne dépose pas une gerbe de fleurs sur un morceau de ciel." p.172
Un très bon roman, très fort, à la fois pudique et subtil, comme je les aime. Un auteur que je souhaite relire, sans aucun doute.
La Perrita / Isabelle Condou. Plon, 2009 .
Le superbe billet d'Antigone qui en parle bien mieux que moi, ceux de Cuné et de Cathulu
Challenge 1% littéraire : 2/7
02 novembre 2009
Ayé !!
Victoire !! Internet est de retour à la maison depuis ce midi ! Google reader affiche 702 messages et ma boîte mail explose. Voilà de quoi m'occuper quelques jours !
A très bientôt,
Flo
24 octobre 2009
Au secours, je ne peux plus bloguer !!
Grrr... Je n'ai plus de connexion internet depuis 2 semaines et au moins pour 2 semaines encore !!
Je râle mais rien n'y fait. Y'en a marre d'Alice et de sa clique !!
A bientôt,
Flo
01 octobre 2009
Et de deux !
Petite mise en scène pour partager avec vous les 2 ans de ce blog !! Les traces que vous avez laissées ici cette année m'ont été très précieuses. Je dis souvent que ce blog est "ma petite bulle d'air" et cela est d'autant plus vrai ces derniers mois. Et à la vue de cette mini-PAL (en fait, la PAL des "urgences à lire"), il a encore de beaux jours devant lui !!
29 septembre 2009
C'était plus que bien !!
Crédit photo : moi et mon homme - Ile de Groix 2009
28 septembre 2009
Aya de Yopougon 4 / Marguerite Abouet et Clément Oubrerie
Yopougon est un quartier populaire d'Abidjan, en Côte d'Ivoire. On découvre la vie de ses habitants et en premier lieu, Aya, une jeune fille plutôt raisonnable, qui rêve de devenir médecin.
Extrait 4ème de couverture du tome 1 : "Dans les années 1970, la vie était douce en Côte d'Ivoire. Il y avait du travail, les hôpitaux étaient équipés et l'école était obligatoire. J'ai eu la chance de connaître cette époque insouciante, où les jeunes n'avaient pas à choisir leur camp trop vite, et ne se préoccupaient que de la vie courante : les études, les parents, les amours... Et c'est cela que je veux raconter dans Aya, cette Afrique qui subsiste malgré tout car, comme on dit chez nous, «la vie continue»...»" Marguerite Abouet.
J'ai redécouvert avec plaisir les aventures d'Aya, Bintou, Félicité et Innocent (qui s'installe en France) dans ce 4ème volume. Le ton des premiers volumes est toujours là, les dialogues savoureux, la langue toujours aussi imagée. Je regrette juste de ne pas avoir réemprunté les tomaisons précédentes pour relire l'ensemble de cette histoire et me replonger complètement dans l'univers de Yopougon. Je pense que je vais attendre la fin de la série complète et non plus lire tome après tome.
Aya de Yopougon tome 4 / Marguerite Abouet et Clément Oubrerie. Gallimard, 2008.
26 septembre 2009
Bretagne, nous voilà !
Non, non, on ne compte pas envahir toute la Bretagne ^^
mais juste profiter d'un petit WE en amoureux, du côté de Lorient.
En plus, il va faire beau, il paraît!!
Visite de l'île de Groix, crêpes, balades et chambre d'hôtes sont au programme....
@crédit photo : ce document provient du site de la mairie de Groix














