30 janvier 2008
Lecture en cours...
Entre le club lecture des bloggueuses, le club lecture de la bibliothèque et le challenge ABC, ma pile de livres à lire menace de s'écrouler sur mon oreiller toutes les nuits.
Au programme de ces prochains jours (semaines ??) :
* Le Bestial serviteur du pasteur Huuskonen de Arto Paasilinna ( Challenge ABC) - j'ai hâte, j'adore cet auteur
* Millenium tome 2 de Stieg Larsson - Ah!! Que d'histoires et de péripéties avec ce livre que j'ai (enfin) pu récupérer à la bibliothèque après de longues semaines de patience (promis, je vous raconterai)
* Le dîner de Babette / Karen Blixen (Challenge ABC)
* Je, François Villon / Jean Teulé (Club de lecture des bloggueuses) - pour en savoir plus, c'est ici
* Un Ciel radieux / Taniguchi - Un des seuls que je n'ai pas encore lu
* La Mort pour la mort / Alexandra Marinina (Club lecture de la biblio - le polar en Europe) - le principe : une sélection de 15 titres : 1 pays, 1 auteur - La sélection est intéressante, de belles découvertes en perspective !!)
Et vous ?? Qu'est-ce qui vous attend sur votre table de nuit ??
27 janvier 2008
CSU : le phénix / Caroline Terrée
Kate Kovacs est agent du FBI et dirige une unité spéciale, le CSU (Crime Support Unit), chargée de résoudre des affaires criminelles au Canada, en complément de la police locale.
Dans ce volume, Kate et son équipe enquêtent sur l'incendie criminelle de l'église de Squamish, près de Vancouver. Tous les soupçons portent sur la secte du Phénix, installée à quelques kilomètres de la ville. Mais très vite, l'agent Novack découvre qu'on lui cache des informations importantes et décisives pour découvrir le ou les coupables.
Roman policier pour ados (à partir de 12 ans) simple mais efficace. Certes, il ne renouvelle pas le genre, pas de rebondissements extravagants (au moins pour ce volume) mais une lecture plaisante, basée sur une "vraie" enquête policière avec tous les ingrédients du genre : étude psychologique des personnages (Kate semble être "profiler"); intervention de la police scientifique, avec moults analyses. Ce qui fait vite penser à certaines séries TV. D'ailleurs, le découpage du roman en courts chapitres (2 à 5 pages maximum) rappellent les séquences de ces séries, d'autant plus qu'ils démarrent par l'heure et la date de l'action en cours.
Sur son site , (et dans une interview mise en ligne sur le site lirado), l'auteur précise que dès le départ, elle souhaitait un concept qui puisse à la fois être un roman et être adaptable à l'écran. Elle construit chaque roman de la série sous cet angle.
CSU : le phénix / Caroline Terrée. Milan, 2005 (Macadam) - (6 volumes déjà parus)
25 janvier 2008
La Mémoire dans les poches / Le Roux - Brunschwig

Un vieil homme quitte précipitamment une pharmacie, un nourrisson hurlant dans les bras, et trouve refuge dans le bar du coin.
Voilà comment démarre la terrible histoire de Sidoine Letignal. Mis en confiance par la clientèle de ce café, notre homme va se confier. Il habite dans une cité où son épouse donne bénévolement des cours du soir aux gamins du quartier. Son unique fils, Laurent, donne lui aussi des cours, d'alphabétisation cette fois, dans un foyer d'accueil. La famille est reconnue par tous pour son grand coeur, sa générosité et son ouverture d'esprit. Tout semble aller pour le mieux jusqu'au jour où Laurent présente à ses parents une jeune maghrébine, Malika, qui a fui son pays après que ses parents aient découvert sa grossesse. Sur le point d'accoucher, elle vit dans un squatt, sans papiers. Mais à la grande stupeur de Laurent, sa mère rejette cette fille, la traite de tous les noms et montre sa "face "cachée à son fils, qui décide de quitter la maison. C'est l'éclatement de la famille, et pour Sidoine, la fin de sa vie tranquille. En souhaitant aider son fils et le "ramener à la raison", il provoquera un drame et se sentira coupable et redevable.
J'ai eu un vrai coup de coeur pour cette BD. Tout d'abord, le graphisme est superbe et apporte beaucoup au récit. La couleur sépia intensifie les expressions et la détresse des personnages. Ensuite, les thèmes abordés me touchent : l'exclusion et la haine de L'autre, le lien fusionnel et parfois destructeur entre parent et enfant. Tout cela est traité avec finesse par l'auteur. On découvre peu à peu l'histoire de cet homme, le poids de son passé que l'on devine par petites touches. J'ai hâte de connaître le dénouement de cette terrible histoire dans le tome 2.
La mémoire dans les poches (première partie) / Etienne Le Roux, Luc Brunschwig. Futuropolis, 2006.
23 janvier 2008
Le Mec de la tombe d'à côté / Katarina Mazetti
Premier livre lu pour mon challenge ABC 2008 qui a pour thème la littérature scandinave et j'ai tout simplement adoré !
Il s'agit d'une histoire d'amour compliquée (mais ça va ensemble, non ?) entre une bibliothécaire, veuve, citadine, qui vit avec son temps et un jeune agriculteur, solitaire, un brin bourru, qui vient de perdre sa mère avec laquelle il vivait. Ils se rencontrent pour la première fois au cimetière devant les tombes voisines de leurs proches. Dit comme ça, on envisage le pire : mélo, clichés mais c'est tout le contraire dans ce roman qui se dévore d'une traite.
Katarina Mazetti traite avec humour cette histoire d'amour improbable. On suit les interrogations des 2 protagonistes, leurs doutes sur le devenir de cette relation. Benny souhaiterait que Désirée s'intéresse plus à son travail, à la vie de la ferme et qu'elle s'investisse un minimum mais sa "crevette" n'est pas de ce monde là. Elle craque pour le sourire de cet homme, son humour et elle ne comprend pas sa détermination à continuer de travailler dans cette ferme délabrée et criblée de dettes.
J'ai passé un agréable moment en compagnie de ces deux-là, et j'ai hâte de découvrir les autres romans de Katarina Mazetti !
Le mec de la tombe d'à côté / Katarina Mazetti. Gaïa, 2006.
18 janvier 2008
Cinq, six bonheurs / Mathis

Théo est bien embêté. Il a une rédaction à faire durant les vacances de Noël sur le bonheur. Mais c'est quoi le bonheur ?? Pas facile de trouver la réponse soi-même quand on a 10 ans. Bien résolu à en finir rapidement avec cette corvée, il décide d'interroger tour à tour ses parents, son petit frère, sa grand-mère.
Je n'en dirais pas plus pour ne pas dévoiler la chute de ce petit roman (44 pages) qui s'adresse aux plus jeunes (à partir de 8 ans). J'avais une petite appréhension en découvrant la 4ème de couverture, me disant que j'allais tomber peut être sur un livre "pédagogique". Mais c'est pour moi, un véritable coup de coeur tant ce petit texte est bourré à la fois d'humour, de pudeur et de tendresse. A partager sans hésitation avec les plus jeunes pour découvrir que le bonheur est propre à chacun et qu'il peut être si simple !!
Extrait : " Pour me calmer, je suis descendu à la cuisine boire une menthe à l'eau. Ma mère, les doigts pleins de beurre et de farine, préparait une tarte. [...]
-Tu veux me demander quelque chose, Canard ? demanda-t-elle sans me regarder, tandis que le beurre se mélangeait à la farine et prenait une consistance pâteuse.
- Ouais, c'est pour une rédaction. Le sujet, c'est le bonheur et je sais pas quoi écrire... [..]
- Tu as regardé dans le dictionnaire ?
- Pff... non. J'préfère te demander. Tu sais ce que c'est, toi ?
- Bien sûr, canard. Ta maman est une spécialiste du bonheur !
J'étais sauvé.
- Le bonheur, reprit ma mère, serait que tu m'épluches ces pommes et que tu les coupes en tranches assez minces...
J'aurais dû m'en douter. Ma mère avait la manie de profiter de toutes les situations.
-M'man ! C'est pas ça le bonheur ! Couper des pommes, c'est nul !
- Mais pas du tout, canard ! Couper des pommes ce n'est pas un exploit, mais couper des pommes POUR SA MAMAN, quel bonheur !
Et elle me fit son sourire numéro quatre. Le sourire qui disait : trop tard, tu t'es fait avoir! Ha! Ha! Ha! Ha!"
Cinq, six bonheurs / Mathis. Thierry Magnier, 2004 (Petite poche).
"Petite poche : des romans comme les grands" est une collection idéale pour "mettre en bouche" les jeunes lecteurs et ceux que la lecture rebute.
16 janvier 2008
La chambre des morts / Franck Thilliez
Tout commence lorsque la voiture de Sylvain et Vigo, 2 informaticiens chômeurs, percute, en pleine nuit, un homme dans une zone industrielle abandonnée de Dunkerque. Pris de panique, ils découvrent alors que cet homme détient une malette bourée de billets de banque. D'un commun accord, ils décident de se débarasser du corps et de partager ce magot providentiel. C'est alors le début d'une lente descente aux enfers, car cet argent devait servir à payer la rançon d'une petite fille aveugle, kidnappée et que l'on retrouvera assassinée.
Face à un sérieux psychopathe, le lieutenant Norman et Lucie Hennebelle, jeune femme flic mystérieuse, nous entrainent dans une sombre et glauque enquête. Taxidermie, dissection..., on plonge dans un monde inimaginable et dans un paysage de brume, de froid et de pluie, qui renforce encore plus la noirceur et l'horreur de ce thriller.
Je découvre Franck Thilliez avec ce roman que j'ai apprécié. L'intrigue est plutôt bien menée, on baigne dans une ambiance lourde et oppressante du début à la fin et la tension monte au fil des pages. Cependant, je reste un peu sur ma faim. J'aurais aimé en savoir plus sur le personnage central de ce roman, la jeune enquêtrice, Lucie Hennebelle. Beaucoup de mystère plane autour d'elle dès le début de l'ouvrage et on n'en sait pas beaucoup plus à la fin. Dommage !
La chambre des morts / Franck Thilliez. Le passage, 2005 (existe en poche chez pocket)
12 janvier 2008
Des bébés lecteurs à la bibli.
Chaque début d'année rime avec le retour de l'accueil des petits de la halte garderie à la bibliothèque. De janvier à juillet, 1 vendredi matin sur 2, 6 à 8 petits bouts de 18 mois à 3 ans me rejoignent à la médiathèque, accompagnés des puéricultrices et de leurs mamans. Un vrai bonheur !
Ce vendredi, je découvre 6 nouvelles petites têtes. Les premiers RDV sont toujours un peu mouvementés, la médiathèque est gigantesque pour des tout-petits (la salle de lecture fait plus de 400 m2) et ils adorent découvrir, qui à 4 pattes, qui en courant, ce nouvel univers, ce qui est bien normal!
Mais là, ils sont tous très attentifs, certains sont déjà lecteurs chez nous et donc me connaissent ainsi que le coin lecture qui leur est réservé.
Ils s'installent très vite, feuillettent, m'interpellent sur leurs découvertes, me demandent de raconter en me grimpant sur les genoux, se fâchent parce que l'un est plus près de moi qu'un autre, etc....Quel démarrage !! J'ai l'impression qu'ils connaissent les lieux depuis toujours, on sent bien que ces petits là baignent déjà dans un univers de lecture. Les filles de la maison de l'enfance sont très sensibles à la littérature jeunesse et ça se voit !!
Un vrai régal donc. La séance se déroule très vite, il ne me reste que 10 minutes pour regrouper les enfants éparpillés sur les coussins avec les mamans (et moi-même) pour lire une histoire en commun, moment qui clôt notre RDV de ce vendredi.
Alors, au programme :

Pop est un gentil dinosaure, très gourmand. Et oh, surprise, à chaque fois qu'il dévore un mets coloré, il devient lui même de cette couleur : le jaune de la banane, le violet du raisin, le vert de l'herbe, etc...jusqu'à revêtir toutes les couleurs de l'arc en ciel.
Album cartonné très tendre, qui permet de découvrir les couleurs, tout en dégustant la petite histoire gourmande de Pop.

ce petit mouton est bien embêté, on lui a mangé son goûter. Il part à la recherche du voleur et rencontre différents animaux (et leur goûter).
Concept déjà vu mais toujours efficace auprès des petits.
La célèbre comptine revue et corrigée avec humour par Jean Maubille.
Pop mange de toutes les couleurs / Alex Sandres, Pierre Bisinski. Ecole des LOisirs, 2005
Qui a croqué mon goûter / Fabienne Teyssèdre. Seuil, 2006
Un petit cochon pendu au plafond / Jean Maubille. Pastel, 2007
10 janvier 2008
33 ans et toutes ses dents !!
Ce soir, nous fêtons l'anniversaire de mon homme. Je n'ai pas de photos sous la main (je suis au bureau là) mais bien sûr, il est très beau et très fort !!
Donc, au menu de ce soir, galettes au blé noir et crêpes au froment, avec tout plein de bonnes choses dedans.:))) Promis, je mettrai les photos en ligne.
Pour trouver des idées gourmandes, je suis allée feuilleter ce livre là :

09 janvier 2008
Fils de Guerre / Xavier-Laurent Petit
Ex-Yougoslavie. Dans un camp de réfugiés, de janvier à avril 1996, le jeune Jozef confie son histoire. Celle d'un jeune garçon de 12 ans pris dans la fureur de la guerre.
Jozef habite dans un village perdu au coeur des montagnes. Il vit de peu, entouré de ses parents et de son grand frère Tadéus. Tout s'effondre le jour de la naissance de sa soeur. La petite Nahalia nait avec une tache de vin sur le bras, signe de malédiction et d'infamie. A partir de là, toutes les catastrophes qui s'abattent sur le village (sécheresse, incendie) sont reprochées à cette famille et Jozef devient le bouc émissaire de ses petits camarades. Au loin, la guerre gronde, encore une vague inquiétude pour cette petite communauté, jusqu'au jour où les hommes de la Poliet débarquent. Tous les hommes valides doivent sur le champ rejoindre le front pour le "bien de la nation". Un seul manque à l'appel, l'instituteur du village, Aloïs Vlassian, qui a rejoint la maquis.
Au fur et à mesure des jours, la guerre se rapproche et la famille, mise à l'écart du reste du village, doit s'exiler dans la montagne. Tadéus reproche à sa mère la venue de cette petite soeur. Il devient de plus en plus agressif, dénonce les maquisards et à 15 ans est enrôlé dans l'armée. Devenu sergent quelques semaines plus tard, c'est lui qui viendra chercher les enfants du village, dont le petit Jozef, pour en faire un enfant-soldat, un de ceux qui seront envoyés en première ligne, [comme "engins" de déminage pour permettre aux troupes de contre-attaque de passer].
J'ai lu ce livre d'une traite et je l'ai refermé la gorge nouée. La tension qui pèse sur le petit Jozef est palpable et croissante au fil des pages : haine de ses camarades et des villageois, départ de son père sans un regard, fureur des éléments : sècheresse, incendie, puis tempête de neige et froid comme un prémice aux horreurs de la guerre qu'il va subir. Comment se reconstruire ? Quel avenir pour ces enfants ?
Préambule de l'auteur : "je n'ai jamais rencontré Jozef, l'adolescent qui est au coeur de ce roman. C'est en refermant un livre bouleversant sur les jeunes combattants du conflit Irak-Iran, en 1980, que j'ai pour la première fois pensé à son personnage. Jozef n'était alors qu'une silhouette assez floue qui, peu à peu, a pris vie au fil de mes recherches. Mais surtout, il s'est enrichi d'une rencontre imprévue avec quelques collégiens dont les familles avaient fui l'ex-Yougoslavie en guerre. Jozef a gagné ce jour là sa raison d'être. S'il est comme on dit, le fruit de mon imagination, certains en conclueront qu'il n'existe pas. Erreur ! Il est bien vivant. Des centaines de milliers de Jozef sont bien vivants. Là, quelque part dans le monde, à portée d'avion, ils sont les trop jeunes otages d'un pays en guerre. De ces pays dont le nom revient quelques jours durant ou quelques semaines. Et puis, insensiblement, presque malgré nous, les images s'effacent et les noms s'oublient jusqu'à n'être plus que de vagues souvenirs. Et cependant, Jozef est toujours là, lui, à tenter de survivre dans cette région imprécise des Balkans où se situe son histoire. Mais ce pourrait être aussi bien au Congo qu'en Iran, au Cambodge qu'en Algérie, au Kosovo ou bien ailleurs. Loin de cet oubli, ce que veulent tous les Jozef, c'est vivre. Tout simplement.
Fils de guerre / Xavier-Laurent Petit. Ecole des Loisirs (Médium), 1999.
08 janvier 2008
Kiki de Montparnasse / Catel et Bocquet

Kiki de Montparnasse est une figure emblématique du Paris des années 20. Compagne et muse de Man Ray, elle fut un modèle très demandée par Calder, Léger, Foujita, Kisling et bien d'autres. A travers cette BD au graphisme très expressif, on découvre une jeune femme empreinte de liberté, naïve et sans tabou qui illumine de ces frasques le Tout-Paris. A l'époque, elle côtoit les premiers dadaïstes (Eluard, Desnos, Breton) et s'installe avec Man Ray. Elle vit sa vie comme elle l'entend, multiplie les aventures. Mais derrière ce masque, c'est une Kiki seule et désemparée que l'on découvre, qui noit ses blessures et ses faiblesses dans la drogue et l'alcool.
J'ai beaucoup apprécié cette BD qui nous fait découvrir le monde artistique parisien des Années folles et le vent de liberté qui s'est levé à cette époque. Il règne alors un climat de fête, de douce agitation où tout est permis mais on sent cependant une angoisse et un mal être dans chaque personnage.
Le billte très complet de Sylvie.




