30 mars 2008
La Demeure des Gomez / Miguelanxo Prado

Les Gomez viennent d'hériter d'une vieille tante qu'ils n'ont pas revue depuis plus de 20 ans. Devant notaire, la tantine a laissé le choix à ces héritiers des lots à se partager : la propriété familiale située dans un village ou des biens plus récemment acquis. Monsieur Gomez choisit la première option et se retrouve propriétaire d'une vieille bâtisse dans un état lamentable. Commence alors pour les Gomez un parcours du combattant pour tirer quelques sous de cette maison. Banque, administration, architecte : quelle est la meilleure solution pour finalement ne pas perdre d'argent avec cet héritage qui devient de plus en plus encombrant ? Les interlocuteurs sont nombreux, les intérêts des uns et des autres différents.
BD grinçante sur les méandres de l'immobilier et des profits que les uns et les autres peuvent en tirer. L'auteur en profite pour aborder la croissance exponentielle des villes et des villages. Ainsi, parle le maire du dit village : " Ce que nous voulons tous, c'est d'avoir des immeubles de plusieurs étages et des magasins avec des enseignes lumineuses et des feux rouges, et des voitures... Le progrès, quoi". Le sujet est traité avec humour et ironie. Prix de la meilleure bande dessinée au Salon international de la Bande dessinée à Barcelone en 2005.
La Demeure des Gomez / Miguelanxo Prado. Casterman, 2007.
18 mars 2008
Euh...Pas là !!
Absente pour cause de travaux !!
Nous retapons une maison ancienne et les travaux ont pris de l'ampleur ces derniers temps puique nous attaquons la phase finale de l'installation de la cuisine dans l'ancien garage attenant à la maison.
Je suis donc pleinement occupée avec le chantier en cours, en plus de tout le reste. SI je continue à bouquiner, je n'ai absolument plus le temps de me ballader sur la blogosphère. J'en suis bien désolée, ça me manque cette petite visite sur vos blogs.
A très vite,
15 mars 2008
il n'est jamais trop tard (!)- Je, François Villon / Jean Teulé

Je n'étais pas très décidée à mettre ma critique mais j'apprécie ce club lecture et je mets donc en ligne mon avis mitigé sur ce roman de Jean Teulé.
L'auteur nous propose une biographie romancée du destin de François Villon, poète reconnu du XVème siècle à l'époque où l'on punissait un voleur par pendaison, où l'on rendait "justice" en place publique.
A travers de très courts chapitres, on découvre la vie de Villon, recueilli par un chanoine après la mort de sa mère, condamnée pour avoir été soupçonnée d'un vol. Ce dernier lui permit de suivre des études de clerc mais le jeune poète mena plutôt une vie de débauche. Tout commence par de petits et menus délits d'étudiants, comme le vol des plaques des commerçants de son quartier, mais, peu à peu, Villon accumule les mauvaises rencontres et finit par rejoindre les Coquillards, une bande d'égorgeurs notoires, allant jusqu'à jeter en pâture sa jeune fiancée pour rejoindre ces brigands. Soupçonnés de meurtres et de vols aggravés, sauvé du gibet une nouvelle fois par son père adoptif, Villon quitte Paris pour rejoindre la cour royale en Anjou.
Je ne suis pas allée au delà. J'ai laissé François Villon sur les routes angevines. Je me suis lassée des horreurs de cette époque même si j'ai apprécié la plume de Jean Teulé qui réussit parfaitement à retranscrire la réalité des affres du Moyen Age, cette époque incertaine où la vie d'un homme est sans valeur, où le peuple est livré à lui-même. Cette biographie a le mérite de replacer les poèmes de Villon dans leur contexte et d'en éclairer leur compréhension mais cela m'a semblé trop peu pour continuer cette lecture.
Les avis des autres membres du Club sont ici
Je, François Villon / Jean Teulé. Pocket, 2007 (édition originale : Julliard, 2006)
08 mars 2008
Ce soir : rencontre du Club Lecture
Depuis 4 mois maintenant, j'anime un club lecture pour adulte. Le principe : une sélection de 15 titres sur un thème, un genre littéraire, un éditeur. Chacun est invité à piocher parmi cette liste et à partager ses impressions de lecture lors de la rencontre qui se déroule toutes les 5-6 semaines. Après les coups de coeur de chacun pour démarrer en octobre, nous avons abordé : la nouvelle littéraire, le roman pour ados et le polar (1 pays, 1 auteur).
La rencontre a eu lieu ce soir (à l'heure où je publie ce billet, on doit être demain !!) et c'est toujours un vrai plaisir de partager avec les lecteurs et les bénévoles de la médiathèque un moment aussi sympathique où on a le temps de se poser et d'échanger... et que de découvertes !! Découverte de l'autre, de ce lecteur parfois anonyme (1500 lecteurs inscrits là où je travaille dont 400 adultes), (re)découverte de ces trésors rangés sur les étagères. J'apprécie beaucoup ce rendez-vous et je ne laisserai ma place à personne d'autre !! (sauf à Manue que je remercie par ailleurs pour sa précieuse présence et sa passion dans l'organisation de ce club. Si tu passes par là, je t'embrasse !)
Donc, ce soir : 1 pays, 1 polar.
Bref résumé (pour le moment, je pense créer une catégorie "club lecture bibliothèque"): de gros coups de coeur et des lectures appréciées pour Arnaldur Indridason (La femme en vert); Staalesen (Pour le meilleur et pour le pire); Ian Rankin (l'ombre du tueur); pour L'Apprenti saucier (un Poulpe écrit par un de nos lecteurs avec ses élèves, apprentis BAC Pro); Tardi / Benacquista (le Serrurier volant) -plutôt un roman noir qu'un polar finalement... et quelques déceptions avec Sjöwall (L'homme sur le Balcon); Graham Greene (tueurs à gage)...
La prochaine rencontre portera sur plusieurs titres au catalogue d'un "petit" éditeur nantais : L'Escarbille. Cette maison d'édition est associative, elle est née il y a 10 ans et elle n'édite que des premiers écrits.
A suivre...
05 mars 2008
La première enquête de Montalbano / Andrea Camilleri
Lu dans la cadre du club lecture que j'anime à la médiathèque dont le thème de février est : "Un pays, un polar". Je n'avais encore rien lu de Camilleri et je n'ai pas été déçue. Je partage tout à fait l'avis trouvé sur le site de la fnac qui résume bien mieux que moi mon sentiment sur ce recueil de nouvelles :
"Un des secrets de l’immense succès d’Andrea Camilleri tient à l’originalité de son écriture, inédite et cabossée, truffée de dialecte sicilien, de libertés linguistiques et de portraits ciselés. C’est toute cette fraîcheur, au début déconcertante mais très vite stimulante, qui nourri ces trois nouvelles policières inédites et si singulières, mettant en scène le truculent commissaire Montalbano."
Epok, l'Hebdo de la Fnac
La première enquête de Montalbano / Andrea Camilleri. Fleuve Noir, 2006.
